Pourtant, ces derniers sont les premiers à recourir à l’alcool, lorsque ce n’est pas un joint, pour se détendre ou pour se remonter le moral devant les vicissitudes de la vie. Et quand ça ne fonctionne pas, qu’ils ne comprennent plus rien, c’est la visite chez le médecin avec antidépresseurs en prime.
Préjugés périmés!
Charlatanisme, manipulation mentale..., les préjugés sur l’hypnose et l’autohypnose ont la couenne dure. Pourtant, les preuves sont là : l’hypnose, implicitement l’autohypnose, soigne et obtient des résultats positifs. Cette technique a plus de cent ans d’existence. Il y a 50 ans, la British Medical Association et l'American Medical Association ont donné leur approbation pour l’utilisation de l’hypnothérapie en médecine. Depuis, elle est utilisée dans le traitement d'un nombre croissant de problèmes médicaux. Dans sa forme la plus répandue, l’autohypnose, elle est employée par des millions de gens pour réduire l’anxiété, pour stimuler la confiance en soi, favoriser le changement d’habitudes, exceller dans un sport ou dans les affaires. Un cas concret : elle permet chaque année à des dizaines de milliers de fumeurs et de fumeuses d’écraser pour de bon.
Tomber dans la facilité
Pour Ginette Plante, hypnothérapeute et auteure de Devenez votre propre thérapeute, de La boîte à outils pour professionnels en relations humaines et co-auteure du Grand répertoire des textes hypnotiques, le modernisme et la technologie n’ont pas fait qu’engendrer des bienfaits. « Ils ont favorisé également un mode de vie mécanique qui privilégie l’action exogène plutôt qu’endogène de même qu’ils ont nourri un esprit fondé sur la facilité et la loi du moindre effort » répond celle qui donnera un atelier d’autohypnose à Lausanne en Suisse, le 24 mai prochain. Dans cette perspective, changer une humeur, un état d’esprit par l’acquisition d’un bien, la consommation d’un service ou l’ingestion de produits naturels ou de synthèse sont devenus la norme sociale. Toutes les autres approches ou méthodes paraissent suspectes voire même dangereuses, et ce malgré leur succès.
Un exemple : triper sans drogue
Il y a encore des gens qui accusent de charlatanisme ceux et celles qui ont recours aux propriétés de l’organisme humain comme outil de santé ou de transformation personnelle. Ce clivage conceptuel peut être illustré avec le slogan triper sans drogue qui est souvent utilisé dans la prévention de l’alcoolisme et des autres toxicomanies. En effet, la science a prouvé que l’organisme produit des neurotransmetteurs (adrénaline, endorphine et autres) qui engendrent des états modifiés de conscience, voire même des « High » selon la situation ou l’activité.
Mais la connaissance de ce fait est le propre d’une minorité alors que la majorité des individus croient que seule la consommation de substances, naturelles ou de synthèse, peut les faire décoller. Même les jeunes, qui sont généralement à l’avant-garde des tendances, deviennent ultraconservateurs quand on leur révèle qu’ils ou qu’elles possèdent en eux le potentiel de changer leur propre conscience, croyant mordicus que seul un agent externe peut le faire. Ils réagissent ainsi la plupart du temps parce qu’ils se sentent menacés dans leur choix, alors qu’il s’agit simplement de révéler la variété des processus, leurs avantages et leurs limites. Il en va de même pour l’autohypnose et l’autothérapie.
Beaucoup se trouve en vous
L’hypnose une supercherie? « Non! » répond le psychiatre Gérard V. Sunnen M.D., spécialiste international de l’hypnothérapie. Selon ce dernier, on pourrait qualifier l'hypnose d'agent relaxant non pharmacologique le plus puissant qui soit connu. « Cette capacité à amener l'organisme à des états de relâchement vraisemblablement sans limites, peut s'appliquer à un grand éventail de troubles somatiques, psychosomatiques ou psychologiques, où l'anxiété retrouve un rôle étiologique ou favorisant » ajoute-t-il dans un billet fort intéressant intitulé Progrès de l'hypnose contemporaine.
Porte d’accès
Comme le disait feu Carl. C. Jung : « Le conscient est une petite île perdue à la surface de la mer de l’inconscient ». Pendant longtemps, on a fait croire aux gens que cela prenait de longues psychothérapies pour avoir accès à cet inconscient et modifier des comportements et des habitudes jugées nuisibles ou non satisfaisantes. Avec l’avènement des thérapies brèves, l’hypnose et l’autohypnose se sont avérées être d’excellentes portes pour communiquer et programmer cet inconscient qui gère presque tout de notre vie quotidienne.
Il faut comprendre que l'état hypnotique se situe entre la veille et le sommeil et permet au cerveau de se régénérer, vous relaxer et reprendre contact avec vos besoins. Vous expérimentez cet état chaque jour et à plusieurs reprises. Une sorte de déconnection spontanée de quelques secondes à plusieurs minutes. Par exemple, lorsque vous « décrochez » d'une conversation ou simplement lorsque vos pensées vous absorbent. Lorsque vous êtes captivé(e) par un bon film ou un livre. En un mot, vous êtes « dans la lune ». C'est aussi simple que cela. Et apprendre à utiliser cet état « d'être dans la lune » pourrait vous aider à améliorer la qualité de votre vie.
Atelier
Dans ses ateliers, Ginette Plante enseigne un protocole simple et efficace qui permet aux participants de retrouver, par l'état hypnotique, leurs ressources intérieures pour se mettre dans de bonnes conditions pour une activité, une épreuve, un examen ou encore gérer leurs émotions. Pour certaines personnes, l'autohypnose sera nécessaire pour apaiser certaines douleurs; pour d’autres, cela peut être un chemin complet vers davantage d'autonomie et d'épanouissement. Ses participants découvrent que cette technique leur permet d'avoir un véritable contrôle sur leur vie. Elle ne leur enseigne pas à devenir dépendant de ces services; elle leur montre plutôt les avantages à se responsabiliser et à utiliser les moyens mis à leur disposition par la nature de l’être humain pour devenir autonome dans ce processus. Parce qu’après la thérapie, la vie continue!
Pour tout le monde
L’autohypnose est-elle faite pour tout le monde ? Bien difficile d’y répondre tant qu’on n’a pas expérimenté l’outil. « Il reste que cette technique ne s'applique pas universellement à toutes les situations psychothérapiques comme à toutes les personnalités. Il ne s’agit pas d’une panacée », lance l’hypnothérapeute d’origine québécoise. « Elle peut être très profitable aux individus qui manifestent un intérêt, une aptitude, voire un certain plaisir à explorer et à développer les états spéciaux de leur conscience au profit de leur bien-être. Toutefois, elle reste impuissante face aux gens qui ne reconnaisse pas et n’accepte pas leur problème et qui s’attendent à des miracles. La conscientisation du problème est le premier pas dans la direction d'un changement. Nous ne pratiquons pas de l'hypno-magie! » ajoute-t-elle.
Page Web
Somme toute, le cerveau est comme une page Web, il faut ajouter des informations et parfois en enlever afin de présenter un contenu intéressant et à jour. L’hypnose est un des moyens de gérer ce contenu avec l’aide d’une autre personne dont c’est la profession. L’autohypnose est le moyen de le faire par vous-mêmes. « Voilà pourquoi j’encourage l’utilisation d’outils qui ne remplacent pas le ou la thérapeute mais qui peuvent aider les gens à mieux comprendre et appliquer leurs conseils » conclut Ginette Plante.
Serge Daigneault est le rédacteur web des Éditions PsychoAide. Il écrit des articles sur l'hypnose et l'autohypnose dans le but de sensibiliser le public aux avantages de ces méthodes.
Éditions PsychoAide
Source : http://Contenu-Gratuit.com
Partie 2: Pratiquez le judo verbal (Didier Penissard)
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Les personnes que je connais qui ont de la répartie emploie un moyen
efficace. Elles utilisent le "judo verbal". De quoi s'agit-il ?
Analysons comment un p...
Il y a 13 ans

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